lundi 23 novembre 2015

Méthodes de lutte contre la tyrannie collectiviste


Article original de Brandon Smith, publié le 11 Novembre 2015 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr
 




Dans tout examen de préséance historique, il est facile de voir qu’un grand nombre de systèmes collectivistes et tyranniques ont largement dépassé en nombre et en durée toutes les expériences de liberté individuelle. J’en ai exploré les raisons dans de nombreux articles, y compris certains récents tels que «Comment éradiquer le marxisme culturel en une seule génération» et «Les outils collectivistes utilisés pour accéder au pouvoir» [en attente de publication, NdT]. Pour résumer, il y a un désir, parmi les personnes aux esprits les plus faibles, qui les pousse à vouloir prendre le contrôle sur d’autres personnes au nom de normes arbitraires de sécurité ainsi que de conformité civile. Alors que ces personnes proclament publiquement qu’elles le font pour le plus grand bien général, en réalité, elles ne cherchent qu’à assouvir une soif personnelle de pouvoir.



Dans les recoins les plus sombres de leurs âmes, beaucoup de gens ont des aspirations personnelles pour chercher à atteindre la divinité dans leurs propres petits mondes. Et s’ils ne peuvent pas atteindre une telle divinité de leur propre chef, ils se joindront à une foule avec des aspirations semblables afin qu’ils puissent au moins se sentir puissants grâce à la tyrannie du fait d’autrui.

Voilà pourquoi le collectivisme et l’individualisme sont mutuellement exclusifs. Un collectiviste utilise la force ou la manipulation pour contraindre les masses à accepter une société qui suit son idéologie personnelle. L’individualiste adhère seulement aux principes du droit naturel et au principe de non-agression. Il croit que la force ne se justifie que lorsque les libertés personnelles d’un individu sont menacées par d’autres. Et il exige de ne participer à une société, que si elle est basée sur le volontariat. Le collectivisme est une société par la coercition. L’individualisme favorise la société grâce à la coopération volontaire. Les deux philosophies ne peuvent pas coexister.

Je vais le dire encore parce qu’il y a des gens qui ont de graves problèmes de compréhension en lecture ; la définition du collectivisme nécessite l’établissement de priorités du groupe sur les droits de l’individu. Le collectivisme par sa nature même nie ou détruit l’individualisme et les choix individuels dans cette hiérarchisation. Le collectivisme nécessite donc l’organisation d’une manipulation des individus [ingénierie sociale, en novlangue, NdT]  qui repose sur la coercition. Point final. Si un groupe s’organise volontairement, alors il n’est pas collectiviste, par contre s’il est organisé par la force ou la manipulation, alors il est collectiviste. Point final. Les bananes sont jaunes. Les oranges sont oranges. Le ciel est bleu. Deux et deux font quatre. Et le collectivisme exige une participation forcée, tandis que la communauté volontaire ne le fait pas.

Il n’y a pas de débat rationnel à mener contre cette claire dichotomie. Il est vraiment incroyable de voir comment certaines personnes ne semblent pas pouvoir saisir la différence très évidente entre le collectivisme et la communauté de volontaires ; ces mêmes personnes seront probablement encore tentées de faire valoir que le collectivisme et l’individualisme ne sont pas incompatibles après avoir lu cet article.

Je ne vais certainement jamais suggérer que la plupart des collectivistes sont intelligents …

La menace collectiviste n’est pas seulement due à des facteurs environnementaux. Comme le psychologue Carl Jung le décrit dans ses articles intitulés «The Undiscovered Self / L’indécouverte de soi» : à un moment donné dans l’histoire, au moins 10% de la population humaine a des tendances inhérentes psychopathiques (mais souvent latentes). Moins de 1% de ces gens vont effectivement externaliser leur psychopathie dans des conditions sociales stables. Toutefois, en période de grande détresse ou de bouleversements politiques et économiques, ces 10% de psychopathes se voient offrir une sorte de terrain de jeu sur lequel assouvir leurs pulsions ; Jung appelle cela l’«ombre collective».

Comme je l’ai expliqué dans le passé, ce sont les idiots utiles au sein de toute société. Ils sont la raison pour laquelle il n’y aura, ni maintenant ni jamais, un moment où l’oppression collectiviste ne sera pas une menace potentielle, et pourquoi les individualistes devront toujours demeurer sur leurs gardes. Cela dit, ces psychopathes ne sont qu’une partie d’un problème plus important. Dans presque tous les cas d’une tragédie de masse ou d’un gouvernement despotique, une minorité élitiste tire les ficelles derrière ces idiots utiles, les utilisant comme une arme contre les individualistes afin de se frayer un chemin vers la centralisation totale. Les élites sont une autre horreur totale.

Ce sont des hommes et des femmes qui s’adonnent pleinement à leur psychopathie. Elle n’est pas latente ou inconsciente ; c’est une partie entièrement intégrée et acceptée de leur vie psychologique. Ils ont compris que leur psychopathie peut être un outil efficace pour la conquête du pouvoir ou de l’influence quand la moyenne des gens autour d’eux est moins vigilante ou moins dans une logique d’affrontement à cause de la peur ou de l’apathie. Et contrairement à la croyance populaire, les psychopathes s’organisent constamment en groupes de travail efficaces, certains d’entre eux étant vastes et de portée mondiale, aussi longtemps qu’il y a en jeu la promesse d’un avantage mutuel.
Cela ne veut pas dire qu’ils s’organisent seulement autour du gain. Les élitistes ont leur propre idéologie omniprésente et leurs propres rationalisations pour chercher le contrôle des autres.

Ils se considèrent comme des «rois de la philosophie» tels que décrits par Platon dans la «République», «des gens exemplaires, spéciaux » qui sont nés avec une capacité génétique inhérente à régner sur les masses avec la plus grande lucidité. Ils croient qu’ils savent ce qui est mieux, non seulement pour vous, mais pour l’expérience humaine en général. Leur objectif est de construire un appareil socio-politique qui leur permettra d’exercer une influence complète sur tous les aspects de chaque vie individuelle, jusqu’à et y compris, l’effacement de cette vie s’ils pensent que cela sert leurs finalités.

«… Vous serez nourris de force, vêtus, logés, recevrez un enseignement, et employés que cela vous plaise ou non. Si l’on découvrait que vous n’avez pas suffisamment de qualités dans l’industrie pour être utiles après tout ce mal que l’on s’est donné pour vous, vous pourriez peut-être être exécuté d’une manière douce …» – George Bernard Shaw, socialiste Fabien, « Guide de la Femme intelligente pour le socialisme et le capitalisme – 1955»

«Ma conclusion est qu’une société scientifique ne peut être stable que sous certaines conditions données. La première d’entre elle est un seul gouvernement pour le monde entier, possédant le monopole de la force armée et donc en mesure de faire respecter la paix. La deuxième condition est une diffusion générale de la prospérité, de sorte qu’il n’y ait plus un lieu qu’une partie du monde puisse envier à une autre. La troisième condition (ce qui suppose que la deuxième soit remplie) est un faible taux de natalité partout, afin que la population du monde devienne stationnaire, ou presque. Le quatrième condition est l’utilisation de l’initiative individuelle à la fois dans le travail et dans le jeu, et la plus grande diffusion d’un pouvoir compatible avec le maintien du cadre politique et économique nécessaire. » – Bertrand Russell, membre de la Fabian Society, « L’impact de la science sur la société – 1953 » (Remarque : Russell croit que les individus devraient avoir au moins l’illusion du choix sur des aspects mineurs de la société afin de maintenir leur participation volontaire)

«La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le vrai pouvoir de décision de notre pays. … Cela reste un fait que dans presque tous les actes de notre vie quotidienne, que ce soit dans la sphère de la politique ou des affaires, dans notre conduite sociale ou notre pensée éthique, nous sommes dominés par un nombre relativement faible de personnes … Ce sont eux qui tirent les ficelles du contrôle de l’esprit du public, qui exploitent les vieilles forces sociales et inventent de nouvelles façons de lier et de guider le monde. » – Edward Bernays, père de la propagande moderne, dans « Propaganda »

Les élitistes sont rarement aussi ouverts sur leurs véritables intentions que les hommes cités ci-dessus. Ils attirent souvent le public avec des promesses fantastiques si les systèmes [qu’ils proposent] étaient mis en place, et cela inclut : l’égalité face à la richesse et à la prospérité ; la réduction du travail et l’augmentation du temps de loisirs ; des progrès technologiques incroyables ; une éducation universelle ; des soins de santé universels ; la fin du nationalisme, entraînant la fin de la guerre, entraînant une paix mondiale éternelle ; etc.

Quand ils ne sont pas en mesure de vendre au public un aspect particulier du collectivisme, ils vont créer des divisions et des crises artificielles afin de propager le chaos. Conformément à la dialectique hégélienne, quand nous serons totalement attendris face à la peur et au désastre, les élites seront de retour sur scène avec une solution à leur crime originel, une solution qui implique généralement plus de collectivisme.

Alors, comment les individualistes peuvent-ils lutter contre le collectivisme, l’élitisme et les idiots utiles qu’ils exploitent ? Voici quelques stratégies pratiques que chacun peut employer dans sa vie quotidienne.

Cesser de participer aux faux paradigmes

Oui, dans le monde de tous les jours, il y a des gauchistes et des gens de droite, des libéraux et des conservateurs, des républicains et des démocrates. Les gens souscrivent à des idéologies et à des philosophies soutenues par des différences fondamentales de convictions. Ces divisions entre les gens ordinaires sont bien réelles. Cependant, il est important de réaliser qu’au niveau des points d’entrées dans ces systèmes, la direction de ces deux parties antagonistes souscrit aux mêmes objectifs. Ils ne sont pas divisés. Ils font partie de la structure élitiste. Et tandis que leur rhétorique diffère de façon cosmétique, sur le plan politique et sur les actions, ils vont par contre toujours travailler à détruire la liberté individuelle et à promouvoir le collectivisme, qu’ils prétendent être de droite ou de gauche.
Cette réalité s’applique également aux supposés conflits entre les nations. Si deux nations semblent être en contradiction l’une avec l’autre, mais que la direction de chaque nation reste sur la même ligne que les élites internationales (banquiers, socialistes Fabiens, mondialistes, etc.), alors ce conflit n’est qu’une imposture conçue comme du théâtre pour les masses.

Il faut refuser de participer à ces faux paradigmes. Souligner les incohérences des deux parties ou oppositions et déterminer comment chacune travaille contre l’individualisme et vers le collectivisme. Ne vous associez pas à un groupe ou à une institution qui a démontré dans l’histoire un antagonisme envers la liberté individuelle ou qui est en partenariat avéré avec des hommes de paille des organisations collectivistes (mondialistes). Si vous devez vous battre pour un côté, assurez-vous qu’il représente vraiment la liberté au travers de ses actions et de ces associations. Toute rhétorique est dénuée de sens.

Se découpler de la dépendance aux systèmes corrompus

Comme notre situation économique devient de plus en plus difficile, les gens sont beaucoup plus susceptibles de devenir dépendants du système pour survivre, ce qui est un résultat intentionnel. Je ne m’attends pas, par exemple, à ce que les 94 millions de personnes aux États-Unis [sur 320 millions], qui ont été au chômage pendant si longtemps qu’ils ne sont plus comptabilisés par le «Bureau of Labor Statistics», ignorent l’aide du gouvernement ou se coupent des mesures d’aides sociales pour devenir immédiatement auto-dépendants. Ils devraient, cependant, envisager de travailler à cet objectif dans l’avenir ; ainsi que tout le monde.

Ce n’est pas aussi impossible qu’il y paraît. Pouvez-vous produire ou réparer des objets qui sont nécessaires pour survivre ? Pouvez-vous apprendre une compétence nécessaire ? Si oui, alors vous êtes déjà bien avancé sur votre chemin vers l’indépendance. Une fois que vous avez une compétence nécessaire, le commerce est possible en dehors du cadre économique contrôlé. Plus il y a de personnes impliquées dans une économie alternative, plus la diversité de l’ensemble des compétences sera disponible et plus la communauté basée sur le volontariat deviendra prospère.

La réalisation ultime, à mon avis, devrait avoir des aspects similaires aux modèles agraires américains du passé avec l’intégration de technologies utiles : communautés entièrement basées sur le volontariat dans lesquelles le libre-échange est le fondement ; l’existence d’un réseau de distribution d’eau et d’électricité est inutile ; la production alimentaire est locale et abondante plutôt que dépendante des systèmes de transport nationaux ou internationaux et de la rareté artificiellement organisée par les modèles agricoles des corporations ; et la sécurité est assurée par chaque individu pour lui-même, ainsi que pour la communauté, à travers une surveillance des quartiers par des volontaires ou des milices.

Tout cela commence avec l’initiative de chacun pour devenir un producteur, et non un esclave de son salaire ou de l’aide sociale.

S’organiser localement avec des personnes ayant le même esprit

Encore une fois, l’organisation volontaire va à l’encontre du collectivisme. Les systèmes collectivistes ne peuvent pas être vaincus, sauf si vous êtes prêt à établir un modèle concurrent qui fonctionne mieux, tout en maintenant la liberté. Ceci n’est pas difficile à faire, compte tenu des modèles collectivistes qui sont des machineries basées sur l’échec, qui dévorent les gens et les utilisent comme combustible pour faire évoluer la société dans son ensemble vers un plus grand bien qui n’est ni grand ni bien.

Comme indiqué ci-dessus, un localisme indépendant est la réponse. C’est une structure volontaire qui encourage l’autonomie et la préparation, tout en faisant de la production et de l’innovation les piliers d’une société saine. Il récompense le succès et la réussite personnelle, plutôt que de les punir. Et il aide un plus grand pourcentage de la richesse à se recycler localement, plutôt que d’être siphonnée hors des communautés par les gouvernements ou ceux protégeant les corporations.

Le localisme commence toujours petit, avec des familles, des amis et des voisins. Mais pendant que votre organisation continue à rendre la vie meilleure pour ceux qui y sont impliqués, cela va inévitablement attirer plus de participants. La redondance des économies localisées permet aussi de protéger les gens de l’effondrement économique. En fait, sans l’interdépendance forcée des modèles économiques collectivistes centralisés, les crises financières de grande envergure deviendraient probablement un vieux souvenir.

Éduquer soi-même ses enfants

Je l’ai beaucoup écrit ces derniers temps mais je vais le répéter : l’école publique telle qu’elle est aujourd’hui est un appareil à laver les cerveaux, rien de plus. Avec un classement mondial lamentable des étudiants américains en mathématiques, en sciences et en lecture, je ne vois guère ce que le service   public de l’éducation a réellement de performant en Amérique. Le seul service où les écoles publiques semblent actuellement exceller est l’endoctrinement des enfants plongés dans des leçons collectivistes à travers un tronc commun et un conditionnement par le pacifisme et la peur avec ces politiques démentes de tolérance zéro.

Les seules solutions disponibles et efficaces pour les parents d’aujourd’hui sont de se dissocier du système scolaire public dominé par le gouvernement fédéral et de placer leurs enfants dans une école privée à l’ancienne ou encore de faire l’école à domicile. Aucun sacrifice, financier ou autre, n’est à regretter pour sauver des enfants américains d’un système vicieux de propagande et de conditionnement qui aboutira à supprimer leur individualisme pour en faire des monstres collectivistes.

S’armer et s’entraîner pour l’auto-défense

Je pense qu’il devrait être assez évident qu’il y a une raison simple derrière l’habitude collectiviste de tenter de désarmer les gens ordinaires : les personnes armées sont plus difficiles à gérer ou à contrôler. Si une population armée n’était pas une menace pour les collectivistes alors ils ne tenteraient pas encore d’essayer de désarmer tout le monde. Par conséquent, si vous n’êtes pas armés et entraînés à la légitime défense, alors vous n’êtes pas une menace pour les collectivistes.

Vous pouvez être le plus brillant des penseurs avec une logique parfaite et avoir la vérité de votre côté ; mais sans les moyens et la capacité de détruire un attaquant ou un tyran, vous n’êtes rien dans le grand tableau. Les guerriers intellectuels ne sont pas vraiment des guerriers. Et en tant qu’écrivain, je dirai en toute honnêteté que la menace de la plume n’est pas plus puissante que la menace de l’épée.
Gardez à l’esprit, cependant, qu’il ne suffit pas simplement d’acheter une arme à feu ou de s’entraîner au stand de tir. Les tactiques d’équipe et la formation sont essentielles pour les gens libres, et c’est pourquoi ils sont si admonestés par les éléments collectivistes de notre société. Entraînez-vous avec des amis et la famille ou avec votre équipe de préparation communautaire, comme je le fais avec les Oath Keepers ; Vous devez apprendre les méthodes tactiques et comment se battre avec les autres. Vous devez présenter un danger réel pour les collectivistes, ou être digérés par eux.

Supprimer la hiérarchie élitiste

Finalement, la lutte entre l’individualisme et le collectivisme deviendra physique plutôt qu’informationnelle. Il n’y a pas moyen de contourner cela. Plus les personnes vont commencer à se découpler du système corrompu pour construire leur propre cadre alternatif, plus les collectivistes seront violents en réponse. La vertu de l’auto-défense exige que les tyrans soient coupés de leurs moyens de projeter la violence sur les autres.

Alors qu’il est impossible d’arrêter la nature inhérente de la psychopathie autrement qu’en participant à des communautés où les psychopathes ne sont ni les bienvenus, ni encouragés, il y a la question de la gestion de l’élitisme organisé.

Toute lutte pour la liberté hors des collectivistes nécessitera la suppression du commandement et du contrôle. Ceci est la seule façon pour l’humanité de se donner une marge de manœuvre pour reconstruire sans rester sous une menace constante préétablie. Il y a, en fait, de nombreuses organisations qui travaillent ouvertement pour l’oligarchie collectiviste, les banques centrales (ce qui signifie des banquiers centraux dans tous les pays, et pas seulement à l’Ouest), le Council On Foreign Relations, le Tavistock Institute, la Rand Corporation, le FMI ou la Banque des règlements internationaux, le Bilderberg group, la Fabian Society, etc. qui doivent être démantelées par tous les moyens nécessaires et dont les participants doivent être retirés des postes de contrôle. Ne vous y trompez pas ; il faudra une guerre avant que ces gens abandonnent les rênes du pouvoir. Ceci est le coût inévitable de l’individualisme et de la liberté.

Brandon Smith

Note du Traducteur

Comme un seul homme, Bill Gates et ZeroHedge nous donnent un bref aperçu illustrant parfaitement le texte de Brandon.

Bill Gates se prononce en faveur d’un socialisme totalitaire
Comment savoir si vous êtes un fasciste ?

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